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Les "fondateurs" de la Chabraque atteignant la soixantaine, l'Aide Sociale à l'Enfance de l'Aveyron
nous demande, depuis quelque temps, comment nous allons pérenniser notre structure.
Les anciens blanchis sous le harnais
Nous y avons, bien évidemment, réfléchi et en tout premier lieu, il est bien évident que les remplaçants
naturels de Monsieur et Madame Patrick Ardon seront Julien et Sophie Ardon, permanents de la Chabraque II actuellement et
qui ont une dizaine d'années d'expérience à leur actif de vie avec les jeunes de la Chabraque.
Mais il fallait trouver un autre couple pour les seconder et prendre petit à petit la permanence
de la Chabraque I gérée actuellement par les anciens. Depuis cinq ans, nous avons donc cherché des couples susceptibles
de prendre cette permanence. Nous avons "épuisé" quatre couples en cinq ans !
Soit ils n'étaient pas à la hauteur, soit n'avaient aucune tolérance vis-à-vis des jeunes, soit ils pensaient se la couler
douce en venant vivre du bon air de l'Aveyron et surtout, aucun d'eux n'avait compris "l'esprit Chabraque".
Lorsque nous avons expliqué notre désarroi à un ancien de la maison qui avait passé avec nous plus de
quatre ans à la Chabraque, revenu nous voir des Etats-Unis où il s'était expatrié, il nous a dit tout de go : "Il ne faut pas
que la Chabraque meure; c'est toute mon adolescence. Il est important de garder cette forme d'accueil pour des jeunes en
difficultés.
Après avoir mûrement réfléchi, il s'est donc proposé, avec sa femme et leur fils, de venir nous rejoindre et
nous nous faisons fort de les préparer à l'accueil d'adolescents durant les quatre à cinq ans à venir.
Monsieur et Madame Patrick Ardon se disent actuellement en "pré-retraite" c'est à dire qu'ils s'absentent de la Chabraque
trois semaines par trimestre, suivant leurs moyens financiers, et laissent la permanence de la Chabraque I à Pascal et Séverine
Colin, qui ont un lien de subordination avec la Chabraque puisqu'ils sont tous deux salariés de la structure.
Autre innovation pour les années à venir (elle concerne plus le département "cheval") : c'est l'ouverture au public.
En effet après vingt années d'expérience et de formation professionnelle exclusivement centrée sur les jeunes de la Chabraque il y a
parfois un certain "laisser-aller", aux écuries, des attitudes ou des mots doux qu'ils n'ont pas en stage et qu'ils ne devraient pas avoir,
non plus, aux écuries, le fait d'ouvrir au public décentre d'une certaine façon notre regard, les responsabilise vis-à-vis d'une clientèle
qu'ils doivent respecter, voire aider.
Nous pourrons accueillir deux à trois propriétaires de chevaux mais surtout ouvrir un poney-club qui permettra aux
jeunes de la Chabraque d'être disponibles à des enfants voire de préparer, pour certains, un B.A.P. (Brevet d'Animateur Poney). En bref,
s'occuper des autres et non d'eux-mêmes.
Ce poney-club sera bien évidemment ouvert aux écoles de la région et en priorité à celle de notre commune, permettant
par là une meilleure intégration locale.
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